Une douleur qui s'installe le long de l'os du tibia, qui apparaît en début de footing, disparaît en s'échauffant… puis revient plus fort le lendemain. C'est l'un des motifs les plus fréquents chez les coureurs que je reçois au cabinet. Bonne nouvelle : bien prise en charge, la périostite se gère très bien.
Le terme « périostite » est entré dans le langage courant, mais les médecins du sport parlent plutôt de syndrome de stress tibial médial. Il s'agit d'une réaction douloureuse de l'os et de son enveloppe (le périoste) sur le bord interne du tibia, le plus souvent sur la moitié ou le tiers inférieur de la jambe.
C'est une blessure de surcharge : l'os et les muscles qui s'y attachent (notamment le soléaire et le jambier postérieur) reçoivent plus de contraintes qu'ils ne peuvent en absorber, et n'ont pas le temps de s'adapter.
Dans la grande majorité des cas, on retrouve une erreur de charge, souvent associée à un ou plusieurs facteurs favorisants :
Le tibia est le « fusible » de toute une chaîne : pied, cheville, genou, hanche et bassin. C'est pour ça qu'il est utile de regarder plus loin que la zone douloureuse.
Dans ces cas, un avis médical et parfois une imagerie sont nécessaires. Je vous oriente si besoin.
Soyons clairs : le traitement principal de la périostite, c'est l'adaptation de la charge d'entraînement. Les études sur le sujet montrent qu'aucune technique isolée ne fait de miracle. L'ostéopathie s'intègre dans cette prise en charge globale, avec trois objectifs :
Bilan de la mobilité du pied, de la cheville (en particulier la flexion de cheville, souvent limitée), du genou, de la hanche et du bassin. Une raideur à un étage oblige souvent la jambe à compenser.
Travail sur les muscles de la loge postérieure du mollet, les fascias de la jambe et l'articulation de la cheville, pour diminuer les contraintes sur la zone douloureuse. Les ventouses thérapeutiques peuvent être un complément intéressant sur les mollets.
C'est souvent là que tout se joue : on définit ensemble un plan de reprise progressif et des exercices de renforcement adaptés à votre pratique.
Une douleur au tibia qui traîne ?On fait le bilan ensemble et on prépare votre reprise.
📅 Prendre rendez-vousDiminuez le volume et l'intensité jusqu'à ce que la douleur soit faible (pas plus de 2 ou 3 sur 10) pendant et le lendemain de l'effort. Le vélo, la natation ou l'elliptique permettent de garder la forme.
Progresser par paliersAugmentez une seule chose à la fois (durée, intensité ou dénivelé), par petites marches, en gardant des jours de récupération. Privilégiez les surfaces souples au début.
Renforcer la jambe et le piedPensez aussi à vérifier l'usure de vos chaussures et à ne pas changer de modèle juste avant une échéance.
La périostite tibiale est une blessure de surcharge fréquente et bien connue. La clé, c'est d'ajuster la charge, de comprendre ce qui surcharge votre jambe et de reprendre progressivement. L'ostéopathie vous accompagne sur ces trois points, en lien avec votre entraîneur ou votre médecin si nécessaire.
Partenaire du Tennis Club de Reyrieux et du CS Reyrieux Val de Saône, j'accompagne au quotidien des sportifs de tous niveaux, du footing du dimanche à la préparation de compétition.
Le cabinet est installé à Reyrieux, à côté de Trévoux, et accueille de nombreux patients de Saint-Bernard, Civrieux, Trévoux, Massieux, Parcieux, Genay, Misérieux ou Sainte-Euphémie. Si vous cherchez un ostéopathe pour une périostite tibiale, ou si vous tapez « périostite », « douleur au tibia », « ostéopathe du sport » dans votre moteur de recherche, vous êtes au bon endroit : on en parle ensemble en consultation, du lundi au vendredi de 8h45 à 18h30 sans interruption, et le samedi matin.
Prêt à reprendre la course ?Séance de 45 min · 55 € · consultations aussi le samedi matin.
📅 Prendre rendez-vous
Source : Winters M, Eskes M, Weir A, et al. Treatment of medial tibial stress syndrome: a systematic review. Sports Medicine, 2013;43(12):1315-1333.
Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical.